3ème jour / 5 heures 1/4 de marche / 8.7 km

C'est ma plus petite journée de marche de mon trek. En fait le col John Gardner, étape la plus difficile du parc que j'ai accomplie le jour suivant, doit se monter frais le matin, ainsi en faisant la boucle dans ce sens (ce qui est le cas de la majorité de ceux qui font la boucle), il faut passer la nuit au camping Los Perros.
Le matin j'étais accompagné du guide Marco, et on a assez vite rejoint le porteur et le couple d'anglophone sympatique. En fait, eux, ils s'arrêtent souvent pour prendre tout plein de photos. C'était d'ailleurs, je pense, l'erreur de ce jour là, de suivre leur rythme en s'arrêtant trop.
Dernier regard vers le glacier Dickson

Cette étape passe par une forêt enchanteresse. Il faut le vivre.

Derrière l'arbre, à droite, on ne distingue pas le paso John Gardner, car il est caché par ledit arbre, mais je vous assure que c'est cette direction !

D'ailleurs, c'est encore une belle journée !

Marco et son sac de sucreries. Il a un deuxième sac similaire...


Ha oui souvent il y avait des cours d'eau plus ou moins grands à traverser, et quand on n'est pas sur le circuit du W, ya pas forcément de petit pont de bois... Ainsi il arrive fréquemment de devoir mettre un pied ou deux dans la flotte... Pompes imperméables nécessaires !

Un peu avant d'arriver sur le camping Los Perros, on rencontre le glacier du même nom pourvu de son petit lac privé. Cette rencontre s'est déroulée en synchronisation avec de la pluie et de la grêle, accoutrées de bourrasques de vent super violentes - ma capuche ne tenait pas en place ! Mais bon la vue en valait la peine !

Le camping Los Perros, protégé des éléments par de hauts arbres, est le campement où il a fait le plus froid (à pourtant seulement 600m d'altitude). L'abris hexagonal pourvu d'un poêle et mis à la disposition des campeurs était vraiment affectionné de tous, surtout de part à sa chaleur.
Les clients de Marco étaient en pension complète, c'est à dire que chaque soir, ils avaient leur repas chaud de servi au campement ou au refuge... La bonne nouvelle c'est qu'il y avait souvent des restes sur lequel je ne crachais pas. Quel bonheur de manger des mets frais durant un régime "pates" !
Encore une soirée pépère, à parler un peu Anglais (enfin, plutôt écouter parler), à chanter des chansons de son pays (la Norvégienne nous a ensorcelé !). On ne s'est pas couché trop tard, ayant en tête la dure étape du lendemain. Emmitouflé dans ma couverture de survie, mon fin duvet, ma couverture polaire et tout habillé, j'ai une fois de plus échappé au froid de la nuit.
Le 4ème jour
Commentaires
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heho!!! Je ne peux pas laisser passer ça, moi... Je suis sure qu'elle est blonde, en plus...la grognasse!